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Les cordes sensibles des québécois

Les cordes sensibles des québécois

Jacques Bouchard, le père de la publicité au Québec, a passé sa vie à tenter de nous comprendre et à nous définir comme peuple. Pis pour vrai, il a quand même réussi!

Dans les années 70, il a publié Les 36 cordes sensibles des Québécois : 36 traits qui décrivent comment on pense, on agit et on consomme... 30 ans plus tard, il les a révisé, parce qu'on a quand même évolué! Certaines cordes avaient changé, d'autres racines sont restées bien ancrées.

J'ai étudié en pub. Son livre n’était pas une lecture obligatoire, mais presque. Quand on s’adresse au peuple québécois dans nos communications, c’est important selon moi de comprendre ce qui le fait vibrer!

D’autant plus que depuis qu’on vend nos propres bidets, j'ai envie de dire haut et fort qu'on est la seule marque de bidets au Québec! Je veux parler à tous les québécois, pis pour parler québécois, y’a rien de mieux que de prendre le temps de bien comprendre ces cordes. Je me suis donc replongée dans ce petit bijou de livre cette année pour me souvenir du genre de peuple qu’on est.

Je vous partage ses 36 nouvelles cordes et comment Bateau bateau se situe à travers chacune d’elles. 

1. Le bon sens

Au Québec, toutes les belles grandes promesses sonnent faux. Le « lave plus blanc que blanc », les régimes miracles… Tout ça, c’est du marketing américain, pis on n'embarque pas trop trop là-dedans. On est un peuple qui est capable de réfléchir à ce qui fait du sens. Notre adage : « Ça a ben de l’allure! »

Chez Bateau bateau, on connecte vraiment avec cette corde-là. On va jamais essayer de convaincre le monde en disant de la marde, on va juste t’expliquer comment la rincer proprement. Hahaha! On aime pointer ce qui fait du sens et que les gens n’avaient pas encore remarqué. Par exemple, se rincer à l'eau après être allé aux toilettes, ça fait clairement plus de sens! On se lave les mains à l'eau, on se lave le corps à l'eau, mais le derrière (l’endroit le plus sale de notre corps), on l'essuie à sec pis on trouve ça normal? ;)

2. L'amour de la nature

Les Québécois.es aiment le grand air! Le camping, la vanlife, le chalet, les animaux. On voyage, on déménage (on est les champions du déménagement! Une madame en 2005 a déjà avoué à la radio qu'elle déménageait juste parce que ses voisins étaient plates pis qu'elle voulait voir d'autre monde). On a besoin d'espace, d’être dehors, de bouger. On est aussi un peuple sensible aux enjeux environnementaux.

Côté Bateau bateau, l'angle nature, on le voit d’un point de vue écologique. On sait qu’on ne va pas sauver le monde avec nos produits, mais si réduire le jetable réduit le gaspillage de ressources et fait du bien à cette nature qu’on aime tant, c’est vraiment un plus, non!?

3. La simplicité

Vivre simplement, c'est un gage de bonheur pour la grande majorité du monde. Attention : simple, ça veut pas dire simpliste ou épais. Ça veut dire pas compliqué. On aime quand c'est clair, quand c'est direct, quand on n'a pas à se casser la tête. Notre facilité à se tutoyer vient sans doute aussi de cette corde-là! Y'a trop de pubs qui nous mettent au défi de comprendre pis qui oublient de nous informer. La simplicité, c'est le secret de tous les grands communicateurs.

Pour Bateau bateau, c'est carrément le cœur de tout ce qu'on fait. Ça fait partie de notre mission, notre promesse, nos valeurs. Nos produits sont pensés pour être clé en main et faciles à utiliser. On veut le moins de gestion mentale possible! Un bidet qui s'installe en quinze minutes sans plombier. Un rouleau lavable qui se roule tout seul dans la sécheuse. Des kits pensés pour ranger les propres, avec une place pour mettre les sales. Un sac qui se dézip direct dans laveuse. Personne veut se compliquer la vie. Ça, on l’a compris!

4. La fidélité au patrimoine

« Je me souviens. »

Notre passé et notre folklore nous intéresseront toujours. On aime nos vieilles recettes de grand-mère pis nos traditions, comme de se retrouver dans les cabanes à sucre au printemps. Notre imaginaire collectif est également rempli de personnages plus grands que nature, un peu comme les Grecs avec leurs dieux. Il y a des sentiments forts qui ressortent quand on évoque le mode de vie de nos grands-parents. Y’a des trucs qu’on veut garder vivants et d’autres qui ont évolué, pour le mieux. En même temps, la fidélité au patrimoine, c'est pas nécessairement de figer le passé, mais d'en garder la sagesse. 

Côté Bateau bateau, j’ai l’impression qu’on touche à cette corde avec nos mouchoirs lavables. Quand on parle des mouchoirs en tissu de l’époque, y’en a que ça écœure (même nous!). Tsé, c’était pas la manière la plus hygiénique de les utiliser… Faque on a repris l’idée, mais on l’a améliorée : Au lieu d’un grand mouchoir fin en coton, un peu détrempé, qu’on remet dans sa poche après chaque mouchée, on en a plusieurs petits, qui ressemblent à des kleenex et qui sont rangés dans une boîte ou une pochette, pour toujours en avoir des propres sous la main. On a aussi trouvé le tissu le plus doux qui existe pour que les gens tombent en amour avec leur douceur. Bref, on a gardé l’idée patrimoniale, mais on l’a rendue plus pratique, plus hygiénique et plus douce.

5. La finasserie

On aime « barguiner » pis chercher les deals. Les Bougon nous faisaient rire parce qu'on se reconnaissait en eux. Cette finesse-là, c'est aussi une belle qualité : on comprend à demi-mot, on saisit les nuances, on lit entre les lignes. D’ailleurs, en pub, on n'aime pas se faire brusquer avec des « Buy it now! » ou 23 pop ups sur les sites pour ajouter un paquet d’affaires à notre panier. Ça nous laisse pas le temps de finasser mentalement.

Chez Bateau bateau, on déteste les fausses urgences, les promos valides pendant 20 secondes, 19, 18, 17… On préfère que les gens prennent le temps de s’informer, de fouiller et de prendre des décisions éclairées. De notre côté, on sera toujours transparents. Anyway, on sait que vous détectez les fausses promesses donc ce serait niaiseux de vous en faire! Bref, on vous fait confiance pour reconnaître quand vous faites une bonne affaire. :) 

6. L'habileté manuelle

On est un peuple de patenteux. Tout le monde rénove un jour ou l'autre, pis généralement, on aime ça, c'est dans nos gènes. Démonter, remonter, réparer : les machines nous passionnent. On est fiers de faire les choses de nos mains.

Pour Bateau bateau, ça joue direct en notre faveur parce qu’un bidet, ça s’installe par soi-même. Pas besoin de plombier, pis si vous n’avez pas la fibre manuelle, c’est certain qu’il y a quelqu’un dans votre entourage qui peut le faire. Pour un peuple de bricoleurs, c'est un projet rapide qui donne un p’tit sentiment de fierté. 

7. Le mercantilisme

Un peuple mercantile, c'est un peuple qui accorde beaucoup d’importance à son argent. C’est le cas au Québec. On suit les cahiers financiers, les nouvelles économiques et y’a de plus en plus d’apps d’investissement dans nos téléphones. On aime aussi quand l'argent reste chez nous, au Québec. On est les champions canadiens de l'épargne devant l’Alberta. Ceci dit, ça nous préoccupe aussi. On veut épargner, on essaie, mais il ne reste pas beaucoup d'argent à la fin du mois pour le faire, alors on s'inquiète de ne pas épargner assez.

Avec des produits Bateau bateau, l'économie d'argent est réelle. Ça a l’air d’un gros achat sur le coup, mais après, on arrête de racheter la même affaire jetable à l’infini pis on sauve des centaines de dollars par année. Mouchoirs, essuie-tout, papier de toilette… Le papier de toilette, c’est le pire, c’est de l’argent que tout le monde flushe dans les égouts littéralement à chaque jour. En achetant nos produits, votre argent reste au Québec, mais surtout, dans vos poches! 

8. L'envie

L'envie, c'est l'ombrage que nous fait le succès d'autrui. On parle ici d’envie dans sa forme la plus laide. On veut pas ce que l’autre a, on veut qu’il le perde. Le gazon est plus vert chez le voisin, mais le jour où y’a des pissenlits, ça nous fait du bien! C’est le syndrome du panier de crabe. Dès qu’un crabe essaie de grimper pour sortir, les autres le repognent pis le ramènent au fond. Le pire exemple? Les petites entreprises qui ferment. Tsé les posts d'adieux qui reçoivent des milliers de j’aime pis des centaines de « Oh non, je vous aimais tellement! » de la part de monde qui n’a jamais mis les pieds là. Bref, si on a de l'argent ou du succès, c’est toujours mieux de garder ça pour nous. Vaut mieux parler de nos dettes et de nos déboires… comme ça, personne va nous envier.

Chez Bateau bateau, on cultive le contraire de l'envie. On veut inviter tout le monde à embarquer dans le bateau. On tend la pince à tous les crabes pour les sortir du panier (enfin, pour les crabes qui le veulent!). Et en toute honnêteté, en tant qu’entreprise, on joue quand même la game de la corde : on ne célèbre pas souvent nos victoires et si on le fait, c'est avec beaucoup d'humilité. On aime mieux vous montrer nos coups durs et nos up & down que de se péter les bretelles. C'est pas pour se rabaisser, c'est juste qu'on préfère être encouragés maintenant, quand on vit des tempêtes, qu'être bombardés de « j'aime » si on coule un jour.

9. La tolérance

On est un peuple ouvert et tolérant. Entk, pas mal plus que ben d'autres places dans le monde. « Vivre et laisser vivre. » Ça fait partie de l’ADN des québécois depuis très longtemps et encore aujourd’hui avec les familles recomposées, monoparentales, avec deux papas, deux mamans, le monde qui vit en van ou qui décide de pas avoir d'enfants… On est des citoyens tolérants (entk, on endure pas mal d’affaires)! Pis en tant que parents, on est ben tolérants aussi.

Côté Bateau bateau, on prône la tolérance envers les choix de chacun. Vous préférez être team papier? C’est correct. Vous êtes pas prêts à faire le saut? C’est correct aussi. On n’est pas là pour porter de jugements ou faire la morale. On respecte le rythme de tout le monde et on sera là quand les gens seront prêts.

Pis cette tolérance-là au Québec nous rend service. Se rincer les fesses avec un bidet pis se moucher dans du tissu, c'est quand même des sujets tabou! Ça prend un peuple ouvert pour qu'on ait la chance d'exister pis pour qu’on puisse en parler sans se faire ramasser. Faque merci d'être tolérants. 

10. Le matriarcat

Les femmes détiennent le 2/3 du patrimoine monétaire au Québec. À la maison, c’est majoritairement elles qui mènent le bateau, qui ont la charge mentale de la famille pour tout organiser et qui ont le pouvoir d’achat.

En pub, on ne parle évidemment plus aux femmes Québécoises comme à l’époque (de simples mères au foyer). Hahaha nenon. Leurs rôles ont éclaté à travers le temps, mais il reste que les femmes au Québec ont encore des points en commun : un sens aigu de l'observation, des valeurs fortes et des réseaux où l'information (et les potins) circulent très vite. 

Bateau bateau a été fondé par une femme et notre clientèle est composée de beaucoup de femmes qui prennent des décisions d'achat pour toute la famille. Rien ne leur échappe : elles voient la qualité d'un tissu, le soin dans l’emballage, la façon dont on répond aux commentaires (même un dimanche soir). Elles perçoivent nos valeurs et lorsque ça connecte, elles embarquent dans le bateau. Après ça, y’a de bonnes chances qu’elles vous parlent de nous!

11. Le potinage

Le bouche-à-oreille a toujours été puissant dans notre société. Le placotage, le mémérage, le commérage. Les québécois ont toujours quelque chose à raconter, pis tout finit par se savoir. Avouez que ce que votre entourage dit d'une marque, c'est plus fort que n'importe quelle pub! Disons que dans les dernières années, cette corde a bien servi les influenceurs et influenceuses!

Pour Bateau bateau, c'est notre moteur. Pas les campagnes d’influence (ça marche à moitié pour nous), mais le fait qu’un collègue ou de la famille vous parle de nos produits avec des étoiles din yeux! On aime les vraies conversations, les témoignages qui disent les vraies affaires du genre « Le bidet, ça a changé ma vie… …parce que j’ai des hémorroïdes chroniques. Tous les gens qui ont des hémorroïdes devraient avoir ça, ça nettoie ben mieux pis ça soulage en maudit! ». C’est hot des témoignages de même!

12. La surconsommation

« Enlevez toute publicité et nous continuerons de consommer. »

Yep, au Québec, on consomme! Peut-être pour se sentir mieux? Ou parce que le crédit est rendu tellement facile que ça enlève nos freins pour dépenser? En tout cas, on achète en ligne massivement, surtout depuis la pandémie. Contrairement à nos voisins anglophones, on n’aime pas trop trop les géants étrangers (Amazon, Temu, Shein), donc au moins, on privilégie un peu plus les options locales, lorsqu’elles existent.

Chez Bateau bateau, on n’est pas fan de la surconsommation… parce que le « sur » amène un excès non-nécessaire. Mais bon, on vit dans un paradoxe en vendant des produits : tous ces gens qui aiment consommer nous permettent d’exister. Ceci dit, on est quand même pour une consommation intelligente, des achats durables et des choix de marques locales!

13. La recherche du confort

« Le Québécois tient au confort de ses fesses. »
— Jacques Bouchard

Je vous jure que c'est écrit noir sur blanc dans le livre et je l’ai retrouvé aussi dans la version de 1978. Le père de la publicité québécoise a littéralement écrit que le Québécois tient au confort de ses fesses. Il explique cette corde en disant qu’on aime que notre maison soit confortable et pratique : le gros frigo, le lave-vaisselle, la grosse télé (pis même plusieurs télés), la chaîne stéréo dernier cri. On travaille fort, pis on aime être bien!

Pour Bateau bateau, si jamais on cherchait une caution pour tout notre positionnement, elle est là! Le confort, c'est notre raison d’être, c’est dans notre mission, nos valeurs, la nature même de nos produits. Le Québécois tient au confort de ses fesses. Nous autres, on lui donne les moyens de ses ambitions!

14. Le goût bizarre

Des goûts, ça se discute pas. Les flamants roses piqués sur le gazon, les nains de jardin, les bains à l'envers transformés en grotte pour des statues de la Vierge… Pis c'est pas une question de revenus! On aime juste ça les affaires étranges ou un peu kitsch, qui sortent de l'ordinaire. On est moins intense qu'avant (pis moins que les Américains), mais faut se rappeler que c'est nous qui avons inventé un plat aussi weird que la poutine…

Les produits Bateau bateau, pour ben du monde, c’est bizarre. Pis c’est correct! On assume que ce soit étrange de voir quelqu’un s’essuyer la goutte au nez avec un mouchoir réutilisable au lieu de sa manche de manteau. Ou que ce soit weird de s’envoyer un jet entre les deux fesses! Mais bon, contrairement aux flamants roses, le bidet qu’on ose installer sur sa toilette aujourd'hui va probablement devenir la norme de demain!

15. La solidarité continentale

L’Amérique est une bien grande terre et nous, tout au nord, on est de bons voisins. Au début des années 2000, on allait plus souvent sur les plages américaines d'Old Orchard pis de Miami qu'aux chutes du Niagara. En 2025, ça s'est renversé. Devant les tensions venues du sud, notre solidarité s'est un peu déplacée au niveau pancanadien... On s'est retrouvés bien vite à prôner l’achat local avec tous les Canadiens; ces mêmes anglos sur qui on aimait bien chialer à l’époque.

Côté Bateau bateau, on raisonne avec cette corde parce qu'acheter local, pour nous, c'est pas une question de politique ni même de fierté, c'est une question de solidarité. Quand vous achetez chez une petite entreprise d'ici, vous permettez à d’autres Québécois de se tenir debout et de faire grandir leurs rêves.

16. La bosse des technologies

Dans les années 80, le Québec était le Sahara des technologies. Aujourd'hui, on est embarqués à fond dans la révolution planétaire. On est le berceau de l'IA, un des grands pôles du jeu vidéo, on fait des effets visuels de films hollywoodiens... Le Québec joue dans la cour des grands mondiaux. Mais on ne fait pas tout. L’importation est nécessaire sur bien des produits, mais on est une sacrée gang d’early adopters qui aiment essayer un paquet de gadgets cool!

Bateau bateau a maintenant ce qu’il faut pour parler à tous les amateurs de produits high-tech : le siège bidet électrique! Cette invention répandue partout au Japon et en Corée du Sud fait maintenant sa place au Québec. Même dans la salle de bain, on embarque dans le futur! 

17. Le sens de la publicité

« Ah! Ah!... »

La pub, chez nous, c'est un art populaire. On vote même pour notre meilleure pub au Bye Bye! On aime les bonnes pubs pis on déteste les pubs plates. On aime aussi les pubs avec des vedettes. Beaucoup de marques doivent leur succès à notre star system. Si on nomme Martin Matte, Yves Corbeil, Lise Dion… il y a pour sûr des marques qui vous viennent en tête!

Chez Bateau bateau, on aime les pubs qui ont de l’âme. On n'a pas le même budget que les grosses compagnies, mais on a ben de l’humour et un cerveau publicitaire (des études et quelques années en agence de pub). On aime aussi quand les vedettes parlent de bidets! Mais juste des nôtres. Haha!

18. L'entrepreneuriat

On a la fibre entrepreneuriale au Québec. Chacun ressent le besoin de se réaliser et plusieurs se lancent en affaires pour le faire. C'est une façon pratique de concilier travail-famille. C’est pourquoi depuis 1989, plus du tiers des petites entreprises sont dirigées par des femmes (la plupart comme travailleuses autonomes).

Bateau bateau EST cette corde-là. Une petite entreprise québécoise, partie d'une idée de mouchoir, qui a construit quelque chose d’années en années, parce que les opportunités se sont présentées. Y’avait pas de plan d’affaires, pas de grosses ambitions, juste le désir d’offrir plus de douceur au quotidien. Je ne savais pas que j’avais la fibre entrepreneuriale, mais j’ai découvert avec le temps que j'étais à la bonne place. J’ai trouvé ma voie.

19. Le scepticisme

On doute. Des politiciens, des vendeurs de char, des fonctionnaires, de la justice, parfois même de Dieu. Mais surtout des politiciens. C’est peut-être dû à notre défaut de commérer, aux journalistes toujours à l’affût des scandales ou à une partisanerie malsaine. On ferme souvent les yeux par défiance ou désintéressement. Peut-être même qu’à la longue, le cynisme pourrait finir par l'emporter sur le scepticisme.

Chez Bateau bateau, on comprend le doute, pis on le respecte. Un bidet, quand t'as jamais essayé ça, ça soulève mille questions. On répond pas au scepticisme avec des promesses, on répond avec de vraies réponses données par de vraies humaines. Mais même à ça, c'est pas évident.

Fait vécu : au Salon national de l'habitation, on explique le bidet à une cliente. Elle est pas sûre. On lui dit que ça change une vie, que c’est vraiment (pour vrai de vrai) merveilleux. Pis on le voit dans son visage, elle doute. Pis elle a raison de douter. On vend des bidets, pour elle, c'est notre job de dire que c'est merveilleux. Là, quelqu'un passe à côté. « AH! Des bidets! Heille, ça a changé ma vie, ça, madame! J'comprends pas pourquoi j'ai pas acheté ça avant! » Un pur inconnu qu’y’a rien à vendre, rien à gagner. La cliente est rassurée pis elle l'achète. C'est ça, le scepticisme québécois : on croit pas celui qui vend, on croit celui qui a rien à vendre. Merci à la corde #11 (le potinage) qui débloque parfois cette corde-ci! 

20. L'esprit moutonnier

« Là où passe le bélier, les moutons suivent. »
— Henri Bourassa, fondateur du Devoir

Comment expliquer qu'au Québec, une nouvelle mode prenne si peu de temps à devenir une nouvelle norme? C'est notre travers le plus caricaturé. Pis les influenceurs nous influencent comme jamais! On visite tous les mêmes endroits, on se garoche tous quand c’est le temps du vendredi fou ou du boxing day, on vit tous en même temps le déménagement du 1er juillet ou encore la première belle journée de printemps sur une terrasse.

Pour Bateau bateau, cette corde là nous est bien utile parce que le bidet justement se répand comme ça : une personne l'adopte, en parle et tout son entourage suit. Sauf que là, ce qui est l’fun, c’est qu’on se dirige tous vers quelque chose de mieux! Des fois, suivre le mouvement, c'est juste reconnaître que le monde avant nous avait raison. 😏 Il peut y avoir quelque chose de beau dans cet esprit moutonnier et c’est d’ailleurs l’une de nos valeurs : croire en la force du « nous ». Suivons les tendances qui emmènent toute une génération vers un avenir plus durable! Et nous, on va agir comme de bons béliers pour ouvrir la voie.

21. Le fatalisme

On est nés pour un p'tit pain. On se demande rarement si quelque chose de mieux existe, parce qu'au fond, on croit que le mieux, c'est pas pour nous. Anyway, ça a toujours été de même… on peut pas changer ce qui a toujours été de même! Faque on est un peuple qui prend sur lui : on endure l’hiver, le trafic… Oh! On va chialer!! Mais on va endurer. Anyway, « on va tous finir morts, séchés dans l’caniveau avec des factures », hein? 😅

Côté Bateau bateau, on se bat contre vents et marées contre cette corde, parce que tout le monde mérite mieux! On peut être plus confortables, plus propres, sans rien perdre. C’est pas plus compliqué, pas plus cher à long terme, pas moins pratique. Le fatalisme nous fait croire quʼil faut toujours « sacrifier » quelque chose pour améliorer une situation, alors que non. Dans bien des cas avec nos produits, on peut avoir le beurre et l’argent du beurre.

22. Le conservatisme

« L'homme est un être d'habitude. »
— Goethe

On est fidèles à nos habitudes, nos vieilles pantoufles, pis même à nos ciné-parcs (qui existent quasiment plus nulle part en Amérique du Nord, sauf ici). On garde ce qui marche, ce qui fait la job ou ce à quoi on est attaché émotivement. Une marque se transmet parfois de génération en génération, par habitude, par amour des produits ou encore parce que c’est juste plus simple de racheter la même affaire que d’essayer autre chose.

Chez Bateau bateau, notre mission secrète, c’est de briser le statu quo! Ouain, on est un peu à contre-courant ici aussi, pis on le sait. On sait que de changer des habitudes, c’est tuff, pis que d’essayer quelque chose de nouveau, ça demande un p’tit effort. Mais passé ça, c’est juste du beau. Comme l’allégorie de la caverne de platon : on a défait nos chaînes, arrêté de fixer le mur, on est sortis et on a vu le soleil, la nature, la vie…! Après ça, y’a aucun humain qui veut retourner s’enchaîner pour regarder le mur le reste de sa vie!

23. L'hédonisme

Depuis 1978, les plaisirs de la vie ont pris place dans les nouvelles cordes sensibles. Merci aux baby boomers qui ont libéré nos mœurs! Au Québec, on savoure plus la vie que dans le reste du Canada : on aime les longs repas qui s’éternisent, prendre un verre de vin sur le patio peu importe l’heure du jour, s’organiser une soirée de jeux entre amis. Les soins personnels, les vêtements et la gastronomie ont la cote. Le plaisir est devenu un principe et même un but de la vie. Carpe diem!

Côté Bateau bateau, on transforme justement les gestes plates; genre se moucher, s'essuyer les fesses ou ramasser un dégât de jus, en gestes agréables. On aurait pu faire des produits réutilisables de base pis vous laisser vous arranger avec de grands carrés de coton, mais non. À la place, on a cherché le tissu le plus doux, la sensation la plus confortable pis le système le plus complet pour que ça donne l'expérience la plus l’fun possible. Ouain, on a mis du plaisir là où personne n’en cherchait vraiment. 🙃

24. La joie de vivre

On a le sang chaud pis on rit beaucoup. Les farces, les loufoqueries, le vaudeville sont très appréciés chez nous. Aller voir un show d’humour est ben plus courant au Québec qu’ailleurs. Pis le choix est grand! Nos humoristes sont des vedettes et tiennent un rôle important dans notre star system. On a une tradition de burlesque qui remonte à avant La Poune et qui a été repris par Olivier Guimond. Sur un autre ordre d’idées, on est les champions des festivals en tout genre! Et finalement, les Québécois se disent plus heureux que les autres Canadiens.

Chez Bateau bateau, comme tout le monde, on aime beaucoup l'humour. Pour résonner avec notre clientèle et parce qu’on parle quand même d’un sujet tabou, on s’amuse à aborder tout ce qui est relié aux fesses avec humour. On se gêne pas pour dire que du papier ça essuie mal, assis sur la toilette avec une toast din main pis la face pleine de chocolat. On essaie de désamorcer la gêne par le rire. Si les Français sont plus friands de jeux de mots de toilette, nous, on préfère un humour un peu plus fin, limite absurde, qui nous fait sourire, nous divertit et nous éduque en même temps.

25. L'amour des enfants

On fait de moins en moins d'enfants au Québec, pis on les fait un peu plus tard : le premier bébé arrive maintenant autour de 30 ans, contre 27 dans les années 70. Mais si on fait moins d’enfants, c’est pas parce qu’on les aime moins. Le cœur est là pis y’a ben du monde qui en voudrait plus; c'est la tête qui vient nous freiner : le coût de la vie, les logements, la job ou même l'éco-anxiété (on est inquiets face à l'avenir de la planète qu'on lègue). Mais on aime les enfants au Québec. On les élève comme des personnes à part entière, en comprenant leurs goûts et leurs limites. On prend soin des enfants pour vrai et c’est rare qu’on les idéalise ou qu’on les diabolise.

Dans lʼunivers Bateau bateau, on leur offre le même confort qu'aux adultes. En même temps, leurs mini fesses sensibles et leur peau douce ne demandent que ça! Ils sont parfois même des déclencheurs pour passer aux produits lavables. On veut leur offrir ce qu’il y a de mieux et éviter de jeter des tonnes de déchets.

C’est d’ailleurs grâce à mes enfants que le déclic s’est fait chez nous. Après les couches lavables et les lingettes réutilisables, ça prenait des mouchoirs lavables! C’est comme ça que Bateau bateau est né. 

26. Le besoin de paraître

Au Québec, on tient à notre image, mais pas de la même manière que dans les années 80-90. Aujourd'hui, paraître, c'est moins « avoir l'air riche » que « avoir l'air vrai ». On veut se démarquer par ce qui est unique et se dire « ça, c'est tellement moi »! On aime les tatouages qui racontent notre histoire, les vêtements uniques d’une petite boutique locale, le truc que personne d'autre a. On cultive nos différences et on prend soin de soi pour paraître authentiques.

Les produits Bateau bateau fittent en plein dans ce nouveau paraître. Avoir un bidet, c'est un marqueur de distinction. Ça attire la curiosité et ça démontre qu’on a déniché quelque chose que les autres ne connaissent pas encore. Utiliser des produits réutilisables, c’est aussi faire les choses à notre façon, selon nos valeurs et un peu en avance sur le reste du monde.

27. Le talent artistique

On a du talent au Québec. Beaucoup même! On est 8 millions de francophones, entourés de 350 millions d'anglophones, pis on réussit à produire une quantité folle de films, de musique, de spectacles d'humour... On a du talent et on est hyper créatifs. La plus grande chanteuse au monde vient de chez nous pis on a même inventé une nouvelle sorte de cirque qui a fait le tour du monde. Pour une si p’tite province francophone, c’est impressionnant!

Chez Bateau bateau, notre talent est plus modeste… mais on n’est pas moins créatifs! On est devenus maîtres dans l'art de transformer les affaires les moins glamour au monde en contenu qu'on a envie de partager. Des pubs drôles, des discours touchants, des façons de désamorcer la gêne autour des tabous. Bref, notre force, notre talent artistique à nous, c'est l'art de la communication!

28. La sentimentalité

On est un peuple assez émotif qui se laisse souvent « avoir par les sentiments ». On vote beaucoup plus avec notre cœur qu'avec notre tête. Le nationalisme se gagne par l'émotion, pas par les arguments. On est également démonstratifs affectivement, avec nos câlins et nos becs sur les joues. Pis qui pleure pas pendant un mariage? Ailleurs, montrer ses larmes en public, c'est gênant… nous, on les assume, on pleure sans gêne pis on trouve ça beau. Un show, une toune ou un film qui nous fait brailler, c'est un bon show.

Côté Bateau bateau, on baigne dans l’émotion. Nos meilleurs témoignages, c'est du monde ému qui dit « ça a changé ma vie ». On vend pas juste des objets, on vend de la douceur (pour le nez et pour l’esprit), un p'tit bonheur quotidien ou une sensation de propreté. On parle au cœur, parce qu’on sait que c'est là que les vraies décisions se prennent.

29. L'instinctivité

Mon petit doigt me l'a dit! Les Québécois décident souvent au feeling, pas à la raison. C’est le « j’ai un bon feeling là-dessus ». On se fait une conviction sur quelqu'un ou quelque chose, pis on y croit dur comme fer, même si c'est fondé sur rien de rationnel. On « le sent », pis c'est toute!

L’achat d’un produit Bateau bateau, c'est rarement rationnel. On embarque dans le bateau par feeling : un ami qui en parle en bien, un « faut que t'essayes ça » lancé avec conviction. Une fois convertis, on peut pas expliquer scientifiquement pourquoi on capote, mais on le sent, pis on le crie à tout le monde!

30. Le chauvinisme

Le chauvinisme, c'est le patriotisme poussé trop loin ou l'admiration aveugle. Les meilleurs exemples se trouvent dans le sport. Demandez à un partisan des Nordiques si le but d'Alain Côté était bon! L’autre équipe n’est pas meilleure, y’ont juste été chanceux de compter ou l’arbitre a mal jugé une affaire. Jacques Villeneuve a jamais perdu une course! Nenon, sa voiture a eu des problèmes, un concurrent l'a accroché, son réservoir s'est vidé trop vite… Au final, cette corde-là nous démontre qu’on est des mauvais perdants.

Côté Bateau bateau, on avoue avoir une p'tite fibre chauvine quand vient le temps de parler de notre fierté québécoise. Même si nos bidets ne sont pas fabriqués ici, on veut à tout prix partager le fait qu’on est la seule marque de bidets québécoise. On focus sur notre service à la clientèle en français, notre proximité, notre accessibilité, pis sur le fait que tous nos autres produits sont faits ici.

31. Le cartésianisme

« Je pense, donc je suis. » 

Le cartésianisme est aux Français ce que le pragmatisme est aux Anglo-Saxons. Nous, on est astineux! Monter une grille comme les 36 cordes, c'est déjà une preuve de cartésianisme. On aime peser le pour pis le contre, faire des tableaux, planifier nos voyages et tout réserver d’avance. 

Chez Bateau bateau, on est pas mal cartésiens aussi. On teste plein d’affaires pour vous offrir le meilleur choix. On a testé 12 tissus avant de proposer celui des mouchoirs, 9 avant de trouver celui des rouleaux. On a testé 8 bidets de toilette et 7 bidets électriques avant de déterminer les meilleurs. On évalue toutes les caractéristiques et on compare pour que vous n’ayez pas à le faire. Même si vous le faites, vous allez vous rendre compte assez vite qu’il y a beaucoup plus de pour que de contre à réduire son utilisation de papier jetable, se rincer à l'eau et choisir du réutilisable de qualité.

32. L'individualisme

On doit à cette corde notre manie d'ériger des clôtures pis des haies, en ville comme en campagne. Chacun défend son bout de gras! L'autonomie et l'épanouissement personnel sont des valeurs qui nous sont chères. Notre mode de vie est individualiste, mais on est capables de se mobiliser en grand (quand ça nous tente) et on est attaché à nos programmes sociaux universels. On fait moins de bénévolat (50%) que l'ensemble des Canadiens (60%), mais on se situe dans la moyenne pour les dons d'organes (donc il nous arrive de nous ouvrir aux autres pareil), haha.

Côté Bateau bateau, l'autonomie, c'est une valeur qu'on comprend. D’ailleurs, un des plus beaux atouts du bidet, c'est l'indépendance : il permet à quelqu'un de se nettoyer seul, sans aide et de garder sa dignité. Pour un peuple qui tient autant à son bout de gras pis à ses haies de cèdres, l'autonomie aux toilettes, c'est tout aussi sacré!

33. La sensualité

C’est notre héritage français! Mais il faut dire qu’elle s’est exacerbée lors de la révolution tranquille, quand on s'est libéré massivement du catholicisme qui venait avec une autorité religieuse puritaine. Contrairement aux anglo-saxons qui nous entourent, on valorise au Québec une joie de vivre latine qui se traduit par un plaisir des sens : une chaleur humaine de proximité, des maisons aux couleurs chaudes, des tissus doux et un amour de la cuisine!

Bateau bateau, c’est une expérience. Tous nos produits sont pensés pour apporter un mix de bien-être et de plaisir. C'est la douceur d'un rouleau ou d’un mouchoir sur la peau, la fraîcheur de l'eau, le confort. C’est aussi le fun de voir les rouleaux se rouler dans la sécheuse et de sentir le jet nous rincer le derrière de manière efficace et ô combien satisfaisante.

34. La vantardise

On est un peuple qui aime parler, raconter, pis on le fait souvent en exagérant. Quand y'a rien d'intéressant qui se passe, faut ben rendre ça un peu plus attrayant! On se dit qu’embellir la vérité ne fait de mal à personne… Une histoire un peu plus rocambolesque, même s’il y a 2-3 mensonges, c’est beaucoup plus captivant! Bullshiter pis se faire bullshiter, c'est devenu culturel.

Chez Bateau bateau, on est à l’opposé de cette corde. On n’aime pas la bullshit, le greenwashing, les artifices, les surpromesses publicitaires. On préfère la transparence, l’intégrité, l’honnêteté… Ouain, c’est moins flamboyant, mais coudonc, on trouvera un moyen de rendre ça moins plate!

35. La tergiversation

Plus vous attendez avant de régler un problème, plus vos chances qu'il se règle tout seul augmentent. On procrastine, on repousse, on lance des études de faisabilité pour éviter de se lancer. On est sûr! Mais après on n’est pu sûr. On tergiverse sur tellement de projets de société et même dans nos choix au quotidien.

Côté Bateau bateau, on le sent surtout chez nos clients. Quand on demande aux gens s’ils veulent un bidet, ils disent généralement « oui ». Mais entre le « j’en veux un » pis « je l’achète », des fois, il se passe des mois. Idem entre le moment où « je l’ai acheté » pis « je l'installe ». Là aussi, ça peut prendre des mois. On reporte, on attend le bon moment (qui arrive jamais tout seul). Le plus drôle, c’est qu’une fois le bidet installé, les gens disent souvent : « pourquoi j’ai pas fait ça avant!!? ». On aurait l’goût de répondre : à cause de cette corde-là!

36. Les nationalismes

Les Québécois sont nationalistes, mais de plein de façons différentes. Y’en a qui se victimisent : « C'est de la faute à… s’il s’est passé ça! ». Pis y’en a qui se comparent : « On est capables nous autres aussi! ». Ça donne plein de types de Québécois qui défendent le Québec pis le français avec la même fougue, mais pas dans le même esprit.

Chez Bateau bateau, notre nationalisme à nous, c'est du genre tranquille : on est juste fiers d'être québécois, de notre langue, de notre personnalité bien à nous. On sait qu'on est différents du reste du Canada, pis on aime ça d’même. C'est le genre de fierté qui veut rassembler tous les québécois dans le même bateau. 

En conclusion

Voilà nos 36 (nouvelles) cordes selon Jacques Bouchard. Des belles, des moins belles, des drôles, des gossantes, mais toutes profondément nous autres.

J’ai eu envie de rentrer dans chacune de ces cordes pour bien les analyser, les exprimer et en tirer l’essence. Ça m’a pris des semaines!!! My god, quel travail colossal. Si j’ai fait ça, c’est pas juste pour le fun (quoi que c’était ben l’fun), c'est parce que Bateau bateau, c'est une marque profondément québécoise, pis c’est aux québécois qu’on souhaite avant tout s’adresser.

Boaty existe du côté anglophone pour justement séparer les langues et les cultures (pis aussi parce que « bait-e-ô bait-e-ô », ça se dit donc ben mal en anglais)! Il reste que c'est notre essence au Québec est déjà si complexe... ça se traduit mal au Canada.

Donc on va toujours rester québécois d'abord. Notre vie est ici, nos racines sont ici, pis on aime grandir ici! Pis entre nous autres, on se comprend. On partage une langue, un sens de l'humour, une façon d'être. On aime cette proximité avec tous les gens d’ici et notre appartenance à un peuple aux 36 facettes!

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By M.eve

I enjoy questioning and informing myself, and write! It's through this blog that I take the time to speak to you transparently about my business or share what I learn or observe regarding environmental topics that concern us all.

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